Author: | Lucia Canovi | ISBN: | 1230000906098 |
Publisher: | lucia-canovi.com | Publication: | January 24, 2016 |
Imprint: | Language: | French |
Author: | Lucia Canovi |
ISBN: | 1230000906098 |
Publisher: | lucia-canovi.com |
Publication: | January 24, 2016 |
Imprint: | |
Language: | French |
Extrait
Tout est à jeter dans le sexisme.
Cette idéologie ne vole pas un millième de millimètre plus haut que le racisme… qui fait lui-même du rase-mottes et des trous, creusant des nids-de-poule dans la chaussée.
De la même manière que les racistes s'imaginent que ceux qui ne sont pas de la même couleur qu'eux sont moins intelligents qu'eux, les sexistes s'imaginent que ceux qui ne sont pas du même sexe qu'eux sont nouilles : bêtes à manger du foin.
Et de le même manière que le racisme va généralement du blanc vers le noir (ou le café au lait, ou le blanc mat), le sexisme va généralement de l'homme vers la femme. Quand une femme déteste les hommes, c'est plus souvent par dépit que par mépris naturel, spontané et sincère. Si elle considère les hommes comme des créatures inférieures, c'est par un effort de volonté. Un effort non négligeable. Elle n'est pas naturellement sexiste, car le rapport de forces n'est pas en sa faveur, même si de nos jours, il l'est de plus en plus. Pour mépriser sincèrement quelqu'un, il faut lui être socialement supérieur.
L'idéologie sexiste devrait avoir disparu depuis longtemps.
Après tout, de nos jours tout le monde sait que les femmes ne sont pas moins brillantes que les hommes, que l'intelligence n'a rien à voir avec le sexe, que notre sagesse, ou notre manque de sagesse, n'est pas déterminée par notre appartenance à la moitié mâle ou femelle de l'Humanité...
Tout le monde ?
Non, pas tout à fait.
Il me semble – j'ai peut-être tort – que ces derniers temps, le sexisme reprend du poil de la bête : cette bête immonde (car il n'y a pas que le nazisme qui en soit une) est en pleine convalescence. Si on ne fait rien pour l'arrêter, je crains qu'elle ne soit bientôt sur pattes.
Extrait
Tout est à jeter dans le sexisme.
Cette idéologie ne vole pas un millième de millimètre plus haut que le racisme… qui fait lui-même du rase-mottes et des trous, creusant des nids-de-poule dans la chaussée.
De la même manière que les racistes s'imaginent que ceux qui ne sont pas de la même couleur qu'eux sont moins intelligents qu'eux, les sexistes s'imaginent que ceux qui ne sont pas du même sexe qu'eux sont nouilles : bêtes à manger du foin.
Et de le même manière que le racisme va généralement du blanc vers le noir (ou le café au lait, ou le blanc mat), le sexisme va généralement de l'homme vers la femme. Quand une femme déteste les hommes, c'est plus souvent par dépit que par mépris naturel, spontané et sincère. Si elle considère les hommes comme des créatures inférieures, c'est par un effort de volonté. Un effort non négligeable. Elle n'est pas naturellement sexiste, car le rapport de forces n'est pas en sa faveur, même si de nos jours, il l'est de plus en plus. Pour mépriser sincèrement quelqu'un, il faut lui être socialement supérieur.
L'idéologie sexiste devrait avoir disparu depuis longtemps.
Après tout, de nos jours tout le monde sait que les femmes ne sont pas moins brillantes que les hommes, que l'intelligence n'a rien à voir avec le sexe, que notre sagesse, ou notre manque de sagesse, n'est pas déterminée par notre appartenance à la moitié mâle ou femelle de l'Humanité...
Tout le monde ?
Non, pas tout à fait.
Il me semble – j'ai peut-être tort – que ces derniers temps, le sexisme reprend du poil de la bête : cette bête immonde (car il n'y a pas que le nazisme qui en soit une) est en pleine convalescence. Si on ne fait rien pour l'arrêter, je crains qu'elle ne soit bientôt sur pattes.