Un semestre en Suisse

( Edition intégrale ) annoté

Fiction & Literature, Classics, Literary, Romance
Cover of the book Un semestre en Suisse by André Laurie, Paris : J. Hetzel, (1906)
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Author: André Laurie ISBN: 1230003182109
Publisher: Paris : J. Hetzel, (1906) Publication: April 13, 2019
Imprint: Language: French
Author: André Laurie
ISBN: 1230003182109
Publisher: Paris : J. Hetzel, (1906)
Publication: April 13, 2019
Imprint:
Language: French

Comme toutes les grandes gares suisses, celle de Zurich – le Bahnhof – est luxueusement installée. La place qui s’étend devant la façade est ornée de la statue d’Alfred Escher, témoignage de reconnaissance envers l’homme d’État à qui l’on doit le chemin de fer du Saint-Gothard. Une avenue bordée de beaux édifices, plantée d’arbres touffus, joint cette place au lac, dont les eaux bleues frissonnent sous la brise des Alpes.

Un matin d’avril, le train de Paris-Belfort-Bâle venait d’entrer en gare ; les fiacres, les omnibus d’hôtel étaient déjà rangés en bordure du trottoir de l’arrivée. Bientôt les voyageurs parurent dans le vestibule, puis partirent à droite, à gauche, ou hélèrent des véhicules à leur convenance.

« Hôtel Bellevue », dit, au facteur chargé de ses malles, un homme dans la force de l’âge, accompagné d’un jeune garçon d’une quinzaine d’années.

Ces deux personnages prirent place dans la voiture de l’hôtel, qui, n’ayant pas d’autres voyageurs, partit presque aussitôt. Tandis qu’ils roulent dans la direction du lac, présentons au lecteur MM. Ambert père et fils ; le premier, directeur de l’usine bien connue, rue Tholozé, à Montmartre ; le second, élève au lycée Condorcet.

Fils de ses œuvres, sachant par sa propre expérience les difficultés qu’une instruction incomplète peut susciter devant un homme, M. Ambert, en père avisé et prévoyant, avait voulu que celle de son fils ne laissât rien à désirer. Gouvernante anglaise dès sa plus tendre enfance, professeurs d’un grand lycée, répétiteurs de tout ordre, maîtres de musique, de dessin, d’escrime et d’équitation, rien ne manquait à Jacques. Il était en troisième depuis la rentrée des classes. Ce fut alors que son père, désireux de le voir se perfectionner dans l’étude de l’allemand, qu’on apprend généralement assez mal au collège, résolut de l’envoyer passer un semestre au Gymnase de Zurich, où il pourrait pratiquer la langue de Gœthe, tout en poursuivant ses études classiques. Mieux armé pour la lutte, il viendrait ensuite reprendre sa préparation normale à l’une des grandes écoles françaises, dans la voie qu’indiqueraient ses aptitudes.

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Comme toutes les grandes gares suisses, celle de Zurich – le Bahnhof – est luxueusement installée. La place qui s’étend devant la façade est ornée de la statue d’Alfred Escher, témoignage de reconnaissance envers l’homme d’État à qui l’on doit le chemin de fer du Saint-Gothard. Une avenue bordée de beaux édifices, plantée d’arbres touffus, joint cette place au lac, dont les eaux bleues frissonnent sous la brise des Alpes.

Un matin d’avril, le train de Paris-Belfort-Bâle venait d’entrer en gare ; les fiacres, les omnibus d’hôtel étaient déjà rangés en bordure du trottoir de l’arrivée. Bientôt les voyageurs parurent dans le vestibule, puis partirent à droite, à gauche, ou hélèrent des véhicules à leur convenance.

« Hôtel Bellevue », dit, au facteur chargé de ses malles, un homme dans la force de l’âge, accompagné d’un jeune garçon d’une quinzaine d’années.

Ces deux personnages prirent place dans la voiture de l’hôtel, qui, n’ayant pas d’autres voyageurs, partit presque aussitôt. Tandis qu’ils roulent dans la direction du lac, présentons au lecteur MM. Ambert père et fils ; le premier, directeur de l’usine bien connue, rue Tholozé, à Montmartre ; le second, élève au lycée Condorcet.

Fils de ses œuvres, sachant par sa propre expérience les difficultés qu’une instruction incomplète peut susciter devant un homme, M. Ambert, en père avisé et prévoyant, avait voulu que celle de son fils ne laissât rien à désirer. Gouvernante anglaise dès sa plus tendre enfance, professeurs d’un grand lycée, répétiteurs de tout ordre, maîtres de musique, de dessin, d’escrime et d’équitation, rien ne manquait à Jacques. Il était en troisième depuis la rentrée des classes. Ce fut alors que son père, désireux de le voir se perfectionner dans l’étude de l’allemand, qu’on apprend généralement assez mal au collège, résolut de l’envoyer passer un semestre au Gymnase de Zurich, où il pourrait pratiquer la langue de Gœthe, tout en poursuivant ses études classiques. Mieux armé pour la lutte, il viendrait ensuite reprendre sa préparation normale à l’une des grandes écoles françaises, dans la voie qu’indiqueraient ses aptitudes.

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